Un cadre réglementaire aux fondements différents
La cure prescrite, pilotée par la santé publique
En France, la cure thermale relève du Code de la Santé Publique, avec une stricte réglementation. Pour ouvrir droit à une quelconque prise en charge, trois critères sont cumulativement requis :
- Établissement agréé et conventionné, disposant d’un plateau technique validé.
- Eau thermale naturellement minéralisée, dont la composition et les indications thérapeutiques sont contrôlées régulièrement (Cf. ANSM).
- Adéquation de la pathologie du patient avec l’orientation thérapeutique reconnue de l’établissement.
En 2022, plus de 420 000 cures thermales prescrites ont été réalisées en France, avec la rhumatologie (soins de l’arthrose, du mal de dos) en tête des orientations suivies.
Source : Fédération Thermale et Climatique Française (FTCF).
Le séjour bien-être libre, une prestation de service
Aucune démarche administrative ni exigence légale ne s’impose pour le séjour libre. Il s’agit généralement d’une prestation de services de bien-être (spa, relaxation, soins corporels) dispensée à la demande. Si certains établissements thermaux proposent des “mini-cures” ou des formules à thème (découverte, anti-stress, minceur…), elles n’ouvrent pas de droit au remboursement et ne nécessitent aucune prescription. Le personnel encadrant n’a pas d’obligation spécifique, quoiqu’il soit souvent constitué de professionnels qualifiés (hydrothérapeutes, esthéticiennes…).