Comprendre l’impact du sport en montagne sur les muscles
Pratiquer une activité sportive en montagne – randonnée, trail, VTT, ski ou escalade – convoque intensément le système musculaire. Les reliefs, le dénivelé, l’altitude et parfois le froid imposent des contraintes mécaniques et physiologiques particulières à l'organisme, accentuant les risques de courbatures, de douleurs et de microlésions musculaires.
Cette fatigue musculaire, appelée également Delayed Onset Muscle Soreness (DOMS, en anglais), atteint son pic dans les 24 à 72h après l’effort. Les principaux symptômes sont des raideurs, des douleurs diffuses et une réduction temporaire de la performance musculaire (PubMed). L’origine de ces douleurs est multifactorielle : microtraumatismes des fibres, accumulation de métabolites, inflammation locale.
- La descente (musculation excentrique) majore souvent la douleur, car elle sollicite fortement les quadriceps et les muscles posturaux.
- À l’altitude, la réduction de l’oxygène disponible peut aussi prolonger la récupération.
- Des facteurs environnementaux (basse température, air sec, vent) accentuent le stress physiologique.
Pour accélérer la récupération et diminuer l’inconfort, l’approche par l’eau, déjà pratiquée depuis l’Antiquité, trouve une justification scientifique solide.